oiseau

la rencontre avec le professeur "stéréotypé"de mon fils , m'a incité à écrire ce message aujourd'hui.

en effet, je constate que depuis notre enfance nous suivons les voies tracées de la société sans même imaginer qu’ils puissent en exister de plus véritables. Souvent nous n’imaginons même pas remettre en question cette éducation reçue et la personnalité qu’elle façonne. Nous sommes formatés et peu enclin à la pensée critique et personnelle et nous sacrifions notre propre destinée parfois au profit de la conformité.

Nous sommes prêts à nous lever chaque matin pour accomplir un travail qui est une ruine pour notre belle planète, et pour l’humanité pour placer notre ego au sommet de l’échelle sociétale. Nous sommes prêts à consommer des aliments hautement toxiques et autres drogues pour se conformer à la communauté. Sous la pression des années qui passent et par peur de sortir des normes, nous allons jusqu’à nous marier, faire des enfants avec la première personne dont le physique et le compte en banque collent au mieux aux standards; et nous sommes prêts à nous coller un crédit de 30 ans sur le dos nous obligeant à nous ruiner la santé au travail.

Mais en fait,  nous vivons au sein d' une société ultra matérialiste tel un ado qui cherche son identité par les apparences ; une société plus que jamais destructrice envers la nature et donc elle-même, tel l’ado qui se détruit par l’alcool et la drogue ; une société plus que jamais violente et agressive tel l’ado qui cherche à se mesurer par la force ; une société toujours inconsciente tel l’ado qui ne prend de recul sur aucun de ses actes. Cette société vit en fait une crise d'adolescence. 

La sécurité qu'elle nous offre est une illusion car son carburant en est la peur. cette course à la conformité et au maximalisme n'est qu'un moyen de cacher notre peur d’être différents , d'y être exclus, peur de la perte, peur de l'avenir. peur d'être seuls, peur d'être libres. Une philosophie de la peur qui nous pousse à surestimer nos besoins et provoque un stress immense, qui ,à la longue , nous éloigne de notre nature profonde et de notre potentiel bonheur.

Bronnie Ware, infirmière qui a travaillé toute sa vie au contact des mourants, a établi une liste des plus grands regrets de ces derniers, parmi lesquels :

  • En première position : J’aurais aimé avoir le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi.
  • En deuxième position : J’aurais dû travailler moins.
  • En cinquième position : J’aurais aimé m’accorder un peu plus de bonheur .......Pour résumer, nous regrettons d’avoir eu peur.  

 

ma reconversion est pour moi , le moyen de me reconnecter à moi-même, d'exprimer ma philosophie de vie, d'être au contact de personnes vraies, profondes et authentiques (je sais ça ne coure manifestement pas les rues), lesquelles ne sont plus esclaves de leur ego, restent insensibles aux jugements des autres et osent vivre leur vie en adéquation avec leur nature profonde, cela  me confère un certain apaisement malgré l’insécurité apparente de mon choix,Ce nouveau métier est tout simplement la source créatrice de mon énergie mentale, loin des technologies qui à l’heure actuelle menent à la ruine notre planète. C'est donc, recycler, restaurer; délivrer des pièces uniques à l'échelle économique minimaliste, tel l'oiseau qui construit son nid,  pas plus grand que nécessaire, pas plus qu’il n’en a besoin pour maintenir en équilibre son écosystème. Ce choix de vie,même s'il ne me permet pas de me projeter dans l’avenir, pas même à trois mois, est assumé. Je vis dans l'instant présent et ça me rend heureuse.